9 Juillet 2016 - 4ième étape

 Quatrième étape, Darmstadt-Fulda, 140km avec 600 m de dénivelé sur la fin de l’étape. Enrichis par la réunion du soir précédent qui concernait principalement les horaires et l’organisation, nous nous sommes levés à 6 h et nous sommes partis 1h30 plus tard, à l’heure prévue. Trajet sans histoire d’une journée sans histoire jusqu’au ravito. L’après-midi nous avons roulé dans la cambrousse perdue du beau pays wisigoth, avec vue sur une mine de sel. Série de petites et sympathiques montées et descentes, sûrement une des plus beaux après-midis du pélé jusqu’à maintenant, « c’était trop cool » comme l’aurait dit Lucie. Nous avons pris le repas à 16h dans le gymnase final, composé d’une salade de riz remixée après « le piètre travail de Hugues » comme l’aurait si bien dit l’autre (je ne vise personne, suivez mon regard…). Le stade du gymnase en question accueillait du football américain, nous avons donc pu voir de grosses brutes épaisses certifiées deutch qualitate se rentrer dans le lard, mais surtout d’innombrables pauses interminables et des pimbêches portant tutu et pompon déblatérer des inepties dans leur horrible dialecte. Nous apprîmes que Léonor qui n’avait pu rouler avec nous s’était fracturé les deux avant-bras, il en a pour cinq jours de rétablissement, mais point positif, en bon chauvin : il porte désormais les couleurs de la France (Plâtre droit en bleu, plâtre gauche en rouge). Suite à cela nous avons eu l’immense honneur d’assister à la messe du village. Mais lorsque Félix ouvrit son livre de chants, horreur et damnation, C’ETAIT DE L’ALLEMAND !!! Même le pieux séminariste Hugues a avoué avoir eu du mal à comprendre le sermon d’environ une demi-heure, alors je ne vous parle même pas de l’état des cyclistes après avoir roulé toute la journée (n’est-ce pas Cyril, tout homme a ses limites mais « un homme ça s’empêche » Albert Camus) Matthieu 1.1


S’en suivit le deuxième petit-déjeuner, le temps spi, la vaisselle et pour certains une bonne partie de beach-volley pendant que les autres finissaient le repas par des cerises fraîchement cueillies (« mais voler c’est mal sauf chez l’ennemi »)Félix 1.1 . Durant la partie de volley, le grand sage Hugues nous fit part de son savoir, en nous enseignant le tchek Benoît XVI (qui soit dit en passant est légèrement louche…), en nous faisant part de sa dure jeunesse qui l’a amené traumatisé par ses grands-parents à commencer la chasse aux mamies n’écoutant pas les sermons. Il a fait preuve de son incroyable force en enseignant de manière brutale à deux jeunes rebelles insouciants la lutte gréco-romaine. Ce fut l’enseignement du grand maître séminariste. La nuit passée fut sûrement une des plus agréables dû sûrement aux doux matelas de gymnastiques qui nous servirent de couchage. « Gute Nacht » les petits… Et rendez-vous au prochain épisode…

 

 

PS : prière de ne pas porter plainte contre le séminariste, il est possible que le récit de sa vie ait été légèrement déformé

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